Le long du fleuve qui remonte
Par les rives de la rencontre,
Aux sources d'émerveillement,
On voit dans le jour qui se lève
S'ouvrir tout un pays de rêve,
Le tendre pays des amants.
On part avec le cœur qui tremble,
Du bonheur de partir ensemble,
Sans savoir ce qui nous attend.
Ainsi commence le voyage
Semé d'écueils et de mirages,
De l'amour et de ses tourments.
Les hommes ne savent jamais comment il faut aimer. Rien ne les contente. Tout ce qu'ils savent, c'est rêver. Tandis que nous, nous savons qu'il faut se dépêcher d'aimer, partager le même lit, se donner la main, craindre l'absence. Quand on aime, on ne rêve à rien...
Albert Camus - Le Malentendu
J'ai vidé la page pour que tu puisses entrer.
Pour que tu t'habitues aux couleurs de chaque mot.
Assieds-toi près du centre, à côté de ma main.
Demain je n'aurai pas fini.
Nous avons construit un monde où l'intelligence est la première des facultés où la science et la technique nous tirent en avant et nous chutons, en produisant plus de misères, de famines, de maladies.
« Rides », c'est un joli mot, quand elles sont assumées !
Les pattes d'oie nous disent que les gens ont beaucoup ri, pleuré quelquefois, donc vécu.
Voilà quelqu'un avec lequel il est intéressant de parler tout de suite.
J’aime les poèmes des affamés , des malades , des parias , des empoisonnés et les poèmes des suppliciés de langage qui sont en perte de leurs écrits.
J’aime les poèmes qui puent le manque et non les repas bien préparés .