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1640/1961
Date : 29-04-2026 09:10:54
« Dans le sable de sucre, les fers des chevaux laissent de vagues traces, le temps est aboli, seule compte cette marche vers la mer, la dune qui se fend, se déchire, mes souvenirs se pulvérisent, j’ai huit ans, j’ai quinze ans, j’en ai douze, treize. Nous avançons. En face de nous, les vagues, l’écume, sa besogne laitière. A droite, un immense éventail de buée. Nous marchons jusqu’au rivage, les chevaux sont à la fête, les vagues comme des chevaux, l’écume comme un jeu. »
Colette, Le Petit matin
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