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Date : 30-06-2025 12:37:34
De la troupe des Deschiens au personnage de Séraphine dans le film éponyme, en passant par Quand la mer monte, j'ai toujours créé en puisant dans mes souvenirs intimes. C'est ainsi qu'une œuvre touche le spectateur et devient universelle. Un comédien fabrique tout avec son corps et avec ce qu'il connaît du corps d'autrui. On est soi et aussi les autres. L'art dramatique, la littérature, la peinture sont des exercices de relecture de l'existence. Face à une œuvre d'art, les gens sourient, pleurent, ressentent des émotions en fonction de ce qu'on leur renvoie de leur propre vie.
Yolande MOREAU
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