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1506/2018
Date : 01-06-2026 08:45:19
Laisse-moi encore me réchauffer au soleil, me promener dans les prés, regarder la rosée au bout de chaque herbe, la fleur sur chaque arbre ; laisse-moi entendre… les feuilles qui s’agitent, l’insecte chantant dans les blés ; laisse-moi regarder, le matin, toute la vallée pleine de brouillard et qui semble ainsi, avec ses fleurs, ses bois, ses marguerites, ses émeraudes, un encensoir qui fume sur un autel garni de diamants… Laisse-moi la nature ; le pauvre n’a qu’elle, mais il l’aime comme une mère.
Gustave Flaubert
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