"Je crois que lorsque je mourrai, je pourrirai, et rien de mon ego ne survivra. Je ne suis pas jeune, et j'aime la vie. Mais je mépriserais de trembler de terreur à la pensée de l'annihilation. Le bonheur n'est pas moins vrai parce qu'il doit prendre fin, ni la pensée et l'amour ne perdent leur valeur parce qu'ils ne sont pas éternels."
"Ainsi commence le fascisme. Il ne dit jamais son nom, il rampe, il flotte, quand il montre le bout de son nez, on dit : C'est lui ? Vous croyez ? Il ne faut rien exagérer ! Et puis un jour on le prend dans la gueule et il est trop tard pour l'expulser."
"La pauvreté du vocabulaire, c'est ça la vraie misère. C'est comme peindre avec cinq couleurs alors qu'on peut avoir une palette d'un millier de nuances... Les mots pourtant, c'est gratuit, on ne peut pas vous les voler. Ce sont des trésors que les gens ne pensent pas à utiliser."
"Dernièrement, j'ai rencontré un monsieur qui se vantait d'être un imbécile.
Il disait:
- Je suis un imbécile !
Je lui ai dit:
- Monsieur ... c'est vite dit !
Tout le monde peut dire :
"Je suis un imbécile !"
Il faut le prouver !
Il m'a dit:
- Je peux !
Il m'a apporté les preuves de son imbécillité avec tellement d'intelligence et de subtilité que je me demande s'il ne m'a pas pris pour un imbécile !"