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Date : 01-02-2026 08:09:20
« Suis le chemin, et ne t’y couche que pour mourir. Et, quand tu t’étendras au travers du vertigineux ruban ondulé, si tu n’as pas laissé derrière toi un à un tes cheveux en boucles, ni tes dents une à une, ni tes membres un à un usés, si la poudre éternelle n’a pas, avant ta dernière heure, sevré tes yeux de la lumière merveilleuse — si tu as, jusqu’au bout, gardé dans ta main la main amie qui te guide, couche-toi en souriant, dors heureuse, dors privilégiée. »
Colette - Les Vrilles de la vigne
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